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Nom du blog :
luxettenebrae
Description du blog :
Expectorée par les entrailles brûlantes des Enfers, me voici condamnée à errer parmi les mortels...
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
19.01.2006
Dernière mise à jour :
11.05.2008
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Litterature Poemes

The Oath of Lilith

Posté le 08.06.2006 par luxettenebrae
Extraits du livre "Revelations of the Dark Mother"


The Oath of Lilith


When first I tasted the fruits of the Trees,
felt the seeds of Life and Knowledge
burn within me,
I swore that day that I would not turn back.

When first I tasted the flesh of the kill,
felt the tang of the blood
and the crunch of the bones,
I swore that day I would not die.

When first I tasted my own blood,
felt the surge and the stir
of my own life on my lips,
I swore that day to love myself above all.

When first I tasted the light of the moon,
felt its glow in my womb
and its wilderness,
I swore that day to walk in night.

When first I tasted the love of a god,
felt the tearing rise
of song and fire,
I swore on that day to cherish the flesh.

When first I tasted the salt of the sea,
felt my blood become water
as the sky fell behind me,
I swore that day to descend and to return with wonders.

When first I tasted the love of a child,
screamed with the joy of the new life
and wept for what I had lost and gained,
I swore that day to nurture life as I had embraced death before.

I swear by three times, three times, three,
That these seven moments shall remain my own
And whatever may transpire
No god nor man nor beast may take them from me.
I swear by myself and my immortality.



But before Lilith went in, the Lightbringer offered her a gift. Lucifer said : “As I am Lord of Light, I have dominion over those spheres which illuminate the sky. And so I do give to thee this garment of Night, dearest sister, upon which are sewn the moon and the stars and all that appears in the night sky. Wear it and rule the Night as I now rule the Day.”



Lilith and Lucifer


O knight with seraphim’s wings,
Dressed black like the sky you gave me,
Heart like the star for which you are named,
Eyes like the sunset waves,
Call to me through darkness
Shed your blood to feed my thirst and take mine
As offerings to your hunger.

Ahi hay Lucifii,
Chase me into the unformed lands and let us fall,
Laughing into the abyss of gods
Where we might make a garden of our own
And people it with deities,
Thorns and vines and guardian palms.

O Angel of the Dawn,
Let us water it with silver
And drink of its bounty,
As the fruits of my love for your blossom
Into strange and wild flowers.

O Lucifer, so silent,
Let your blade fall to the sand and be buried
Like a bone tossed to the vanity
Of the One Above.
Let your wings enfold me.
Be at peace.
Ahi hay Lucifii.
Be at peace.



--

"Alpha & Oméga"

Posté le 13.02.2006 par luxettenebrae
Voici un extrait de la nouvelle que je suis en train d'écrire "Alpha et Oméga". Je la pensais inclassable mais Dame Erzebeth m'a dit qu'il s'agissait d'Escapist Fantasy, si je ne m'abuse. Voici un passage crucial durant lequel l'héroïne, Zaalyah, rencontre un tigre du Bengale...

L’air était frais. Alors que le petit groupe progressait à pas de loup, un craquement se fit entendre dans les feuillages qui bordaient le sentier étroit. Zaalyah sentit un léger frisson lui caresser la peau. Depuis plusieurs minutes déjà, la jeune femme avait perçu une présence furtive à ses côtés. [...] Le ciel abandonna son drapé nocturne, laissant l’horizon accoucher d’un astre de feu. La forêt de feuillus dans laquelle Zaalyah et ses compagnons s’étaient aventurés semblait s’éveiller à la vie.

Soudain, un grognement leur glaça l’échine. Ils s’immobilisèrent. Prudemment, Enorion et Feälmerõ s’écartèrent du sentier herbeux en reculant. Zaalyah ne les suivit pas et, très lentement, elle détourna la tête vers le buisson d’où le bruit avait été émis. Elle fixa la végétation intensément durant quelques secondes et finit par discerner une paire d’yeux braqués sur eux. Deux yeux d’un vert précieux, très clairs, noyés dans un contour pastel et cernés d’un fin trait noir. Zaalyah, fascinée, se laissa happer par le regard céleste de la créature, un regard où se mêlaient pureté et noblesse. Elle devina. Alors qu’elle se tenait immobile, la respiration suspendue, un félin s’avança vers elle, majestueux et massif. Un tigre du Bengale. Le fauve se déplaçait lentement, sa musculature glissait sous sa fourrure. Il s’arrêta pour humer l’air et posa ses yeux émeraude sur les trois bipèdes. Zaalyah restait figée d’admiration devant l’animal, sous les yeux de ses deux compagnons qui se tenaient à l’écart.

Le tigre était magnifique, d’une perfection troublante. Des rayures de velours noir venaient contraster avec le roux flamboyant de sa fourrure. Un véritable monarque félin. Les dessins de sa tête étaient si fins qu’on eût dit un paysage réalisé à l’encre de Chine. Quelques petites taches parsemaient sa truffe rosée. Le blanc de son pelage rappelait la neige poudreuse que nul n’a encore souillée. Un rayon de soleil matinal perça la voûte sylvestre et diffusa une douce lumière autour du tigre, lui conférant un aspect presque irréel. Il est d’une perfection presque inquiétante…, pensa Zaalyah.

Le fauve n‘était plus qu’à quelques mètres à présent. La jeune femme, tétanisée devant ce spectacle effroyable de beauté animale, ne parvint pas à esquisser un quelconque mouvement. Le félin la contourna, les yeux braqués sur elle. Elle ne bougea pas. Le temps semblait s’être suspendu. Une parenthèse atemporelle. Le regard du fauve était captivant. Zaalyah ne parvenait plus à s’en détacher. Le tigre vint alors respirer la main de la jeune femme. En un éclair, le regard de l’animal se troubla et Zaalyah y vit des hommes à l’air menaçant. Elle y vit la haine. Elle y vit la guerre. Elle y vit la cruauté. Elle eut honte. Puis, elle eut soudainement l’impression d’être en empathie avec le félin, de lire au delà de ses yeux. Elle était bouleversée. Elle tomba à genoux dans un état extatique. Elle avait compris.

Durant toute cette scène étrange, Enorion et Feälmerõ n’avaient pas bougé. Le silence les enveloppait. Le fauve fascinant poussa un rugissement plaintif, laissant entrevoir des canines de nacre étincelantes dans sa gueule de velours. Puis, sous des allures de prince, il se retourna et s’éloigna, très lentement, avec la sérénité troublante qu’ont les sages. Sa symétrie effrayante se fondit dans la forêt.

- Allons, viens Zaalyah, il est temps…, souffla Feälmerõ.

Calmement, la jeune femme se tourna vers lui. Un brasier avait enflammé le noir de ses pupilles. Quelque chose de félin y luisait.


M.

"The Tyger"

Posté le 13.02.2006 par luxettenebrae
"The Tyger" - William Blake

Tyger, Tyger. burning bright,
In the forests of the night;
What immortal hand or eye.
Could frame thy fearful symmetry ?


In what distant deeps or skies
Burnt the fire of thine eyes ?
On what wings dare he aspire ?
What the hand, dare seize the fire ?

And what shoulder, or what art,
Could twist the sinews of thy heart ?
And when thy heart began to beat.
What dread hand ? And what dread feet ?


What the hammer ? What the chain,
In what furnace was thy brain ?
What the anvil ? What dread grasp
Dare its deadly terrors clasp ?

When the stars threw down their spears
And water'd heaven with their tears :
Did he smile his work to see ?
Did he who made the Lamb make thee ?


Tyger, Tyger burning bright,
In the forests of the night :
What immortal hand or eye,
Dare frame thy fearful symmetry ?

"Psaume de l'Au-Dela"

Posté le 02.02.2006 par luxettenebrae
Encore un de mes poèmes. Celui-ci date de 2002 (quelques retouches en 2005) et fait partie du recueil "De Fange et d'Etoiles"...


"Psaume de l'Au-Delà"

Ecoute.
Ecoute ces chants lugubres
Alors que l’astre diurne se laisse happer
Par l’horizon cendreux et fumant.
Ecoute ces litanies sans humanité
Qui semblent s’échapper
Des entrailles brûlantes de Gaïa.
Ecoute les cris déchirants
De ces êtres asservis par la Nuit.
Ecoute leurs plaintes monotones
Qui inondent la plaine dévastée,
Telle une marée de Néant,
Telle une nausée de Vivant.
Ecoute ces chants lugubres
Orchestrés par le Seigneur des Ténèbres.
Ecoute le martèlement de ses pas
Dans les dédales souterrains.
Sens-tu son souffle putride
Qui caresse déjà ta nuque ?
A ses yeux, les humains sont des esclaves,
Façonnés dans la fange.
Leurs échines sont faites pour se courber.
Leurs mains sont faites pour le servir.
Ecoute le bruit angoissant des chaînes
Sous lesquelles ploient ces créatures exsangues.
Ecoute ces chants lugubres
Qui résonnent inlassablement
Et dévorent tes rêves paisibles.
Ecoute-les et laisse leur saveur amère
Habiller ta langue.
Un jour,
Toi aussi tu les psalmodieras.


M.

"Au Son Joyeux du Tocsin"

Posté le 26.01.2006 par luxettenebrae
Voici un de mes poèmes, issu du recueil "Chaos et Onirisme".
Il date de 2004 et n'est pas très représentatif de ce que j'écris habituellement mais c'est l'un des rares poèmes auquel je n'ai pas apporté de modifications au fil du temps...


"Au Son Joyeux du Tocsin"

J’aimerais boire jusqu’à la dernière goutte de ton sang
Et aspirer jusqu’au dernier souffle de l’air putride
Emprisonné dans ta carcasse immonde,
Pour te voir à mes pieds, misérable esclave exsangue.
Sentir ta petite Vie exhalant le vice
Se débattre entre mes mains insensibles,
Et la voir se crisper en de terribles soubresauts.
Me délecter du nectar de Vie qui parcourt tes veines,
Lentement,
Pour faire durer le délice,
Pour te faire endurer ton supplice.
Boire à la santé de Satan
En levant un calice empli de ton sang.
Hurler à la lune blafarde
La douleur de mes blessures.
Te jeter sous la terre
Au son joyeux du tocsin.
Déposer sur ta tombe
La gerbe de ma haine.
Danser sur ta sépulture,
Au milieu de toutes ces fleurs.
Toi, si froid, souillure
De la nature virginale.

Je me sens tellement vivante
Maintenant que tu n’es plus...
Tellement vivante…
Et tellement perdue…


M.

"Lux et Tenebrae" (extraits)

Posté le 20.01.2006 par luxettenebrae
Voici un modeste poème écrit de mes mains, poème dont le protagoniste est Satan...
La peinture, elle, est de Franz von Stuck...


"Lux et Tenebrae"

Assis sur un noir rocher,
Au milieu d’un torrent de lave,
Battu, mis à terre, humilié,
Le plus bel Ange s’épanche…

Alors qu’il a connu toutes ces années durant,
Les voûtes sculptées du firmament,
Qu’il a vu la Beauté, caressé la Perfection, étreint l’Extase,
Le voilà confiné dans les entrailles de la Terre,
Souverain d’un monde putride agonisant.

[...]

Ses ailes immaculées remuent la poussière.
Sur son front arrogant scarifié par la foudre
Ses tourments s’inscrivent en rides profondes.
Ses yeux clairs reflètent les flammes
Et les élans passionnés de son Ame.
Cet Etre de lumière,
Terni par le vice,
Plongé dans les ténèbres,
Rêve d’être aveugle
D’avoir trop pleuré devant le Jour.

Alors que des frissons parcourent son échine,
Sa plainte déchirante s’élève jusqu’au firmament,
Litanie d’un Ange devenu monstre
Pour avoir voulu être libre.

Secoué par les sanglots,
Brisé par les remords,
Il essuie ses larmes, misérable,
Du revers de sa main froide.

Puis ses yeux s’obscurcissent.
La haine s’infiltre en lui insidieusement
A mesure que la lave,
De ses langues de feu,
Dévore les extrémités de ses ailes.

[...]
Des ruines de sa splendeur passée
Emanent un charisme inquiétant,
Une majesté ténébreuse, sombre et décadente.

« Que le Mal soit mon Bien ! »
Finit-il par susurrer tel un reptile,
Alors que des mots suintant le poison
Dansent sur ses lèvres exsangues.

« Je règnerai dorénavant sur le Chaos,
Sur les flammes et sur le Styx,
J’asservirai des Etres par milliers,
Irai corrompre les cœurs les plus nobles
Pour qu’échoue celui que l’on dit Tout Puissant !
J’irai distiller mon venin insidieux
Dans les oreilles des hommes de foi,
Sèmerai le péché et le trouble
Dans les contrées jadis paisibles,
Arracherai aux femmes des soupirs interdits,
Me mêlerai à leurs corps aux poses lascives,
Réduirai en cendres de glorieuses civilisations,
Moi, si puissant, orchestrant ce Chaos. »

« Car je préfère le Chaos à la Vie,
Les ténèbres assourdissantes à la lumière exsangue,
Les tumultes rageurs des Enfers volcaniques
Aux rivières stagnantes d’un Paradis monarchique. »

Sur ces mots, Satan se lève alors,
Tel un astre éclipsant toute lumière,
Et, à tous ses pairs maudits par sa faute,
Il déclare, avec l’insolence d’un prince nouvellement couronné :

« Aujourd’hui s’ouvre mon règne.
Qu’on m’érige un palais à la mode baroque,
Et que mon armée se lève,
Que mes soldats pointent vers le Ciel
Leurs épées avides de caresses sanglantes.
Puisque nous ne pouvons reconquérir les plaines célestes,
Nous mènerons à la ruine toute création divine ! »

Puis il se retourne, arrogant,
Drapé dans ses ailes devenues ébène,
Et essuie une larme de cendres
Avant de mener son armée au combat.


M. - 12.2005 -

"La Tristesse du Diable"

Posté le 20.01.2006 par luxettenebrae
Voici un de mes poèmes préférés, d'un de mes auteurs favoris...

"La Tristesse du Diable"

Silencieux, les poings aux dents, le dos ployé,
Enveloppé du noir manteau de ses deux ailes,
Sur un pic hérissé de neiges éternelles,
Une nuit, s'arrêta l'antique Foudroyé.

La terre prolongeait en bas, immense et sombre.
Les continents battus par la houle des mers ;
Au-dessus flamboyait le ciel plein d'univers ;
Mais Lui ne regardait que l'abîme de l'ombre.


Il était là, dardant ses yeux ensanglantés
Dans ce gouffre où la vie amasse ses tempêtes,
Où le fourmillement des hommes et des bêtes
Pullule sous le vol des siècles irrités.

Il entendait monter les hosannas serviles,
Le cri des égorgeurs, les Te Deum des rois,
L'appel désespéré des nations en croix
Et des justes râlant sur le fumier des villes.


Ce lugubre concert du mal universel,
Aussi vieux que le monde et que la race humaine,
Plus fort, plus acharné, plus ardent que sa haine,
Tourbillonnait autour du sinistre Immortel.

Il remonta d'un bond vers les temps insondables
Où sa gloire allumait le céleste matin,
Et, devant la stupide horreur de son destin,
Un grand frisson courut dans ses reins formidables.


Et se tordant les bras, et crispant ses orteils,
Lui, le premier rêveur, la plus vieille victime,
Il cria par delà l'immensité sublime
Où déferle en brûlant l'écume des soleils :

- Les monotones jours, comme une horrible pluie,
S'amassent, sans l'emplir, dans mon éternité ;
Force, orgueil, désespoir, tout n'est que vanité ;
Et la fureur me pèse, et le combat m'ennuie.


Presque autant que l'amour la haine m'a menti :
J'ai bu toute la mer des larmes infécondes.
Tombez, écrasez-moi, foudres, monceaux des mondes !
Dans le sommeil sacré que je sois englouti !

Et les lâches heureux, et les races damnées,
Par l'espace éclatant qui n'a ni fond ni bord,
Entendront une Voix disant : Satan est mort !
Et ce sera ta fin, Oeuvre des six Journées !


- Leconte de Lisle -

"Paradise Lost" : extraits

Posté le 20.01.2006 par luxettenebrae
"In shape and gesture proudly eminent
Stood like a tower, his form had yet not lost
All her original brightness."


"Darkened so, yet shone
Above them all th' Archangel: but his face
Deep scars of thunder had intrenched..."

... malgré sa chute, Satan a gardé sa beauté angélique... exceptée sa cicatrice due aux foudres divines...


"Is there no place left for Repentance, none for Pardon left ?"
... Satan regrette ses actes, il reproche à Dieu de ne pas vouloir lui octroyer son pardon, de ne pas lui donner une seconde chance...


"Tears such as angels weep, burst forth..."
... Satan pleure, il souffre et regrette ses actes, ses larmes sont celles d'un Ange, pas d'un monstre...


"Better to reign in Hell than serve in Heaven."
... Satan préfère règner en Enfer plutôt que de servir Dieu au Paradis : il a choisi les souffrances de la liberté (car il a maintenant Dieu pour ennemi) à la servilité heureuse...


"Evil be thou my good !"
... le Bien et le Mal, deux notions très subjectives, tout dépend de quel côté on se place... Ici, Satan proclame : "Que le Mal soit mon Bien !"

Gustave Doré : Illustrations de Paradise Lost

Posté le 20.01.2006 par luxettenebrae
Voici une illustration de Gustave Doré, le premier à avoir dépeint Satan en tant que héros romantique torturé, errant dans des paysages grandioses...

"Paradise Lost" : la Chute de Lucifer

Posté le 20.01.2006 par luxettenebrae
Durant mes études, j'ai rédigé un mémoire sur la chute de Lucifer dans "Paradise Lost", un magnifique poème de John Milton, écrit en 1667.

L'originalité de Milton est qu'en reprenant un thème biblique (la chute de Lucifer, l'ange déchu), il a fait de Satan un véritable héros romantique, très charismatique.

Initialement, Lucifer (littéralement, "celui qui porte la lumière") est le plus beau des anges, le plus puissant. Par péché d'orgueil, il se rebelle et Dieu le bannit du Paradis. Une fois rejeté dans les abysses infernales, Lucifer ne devient pas immédiatement Satan (littéralement, "celui qui s'oppose") : il regrette ses actes, se lamente, expose ses souffrances et finit même par... pleurer ! Cette scène est très émouvante... Il reste en lui un potentiel de bonté alors qu'il éprouve des regrets et qu'il en souffre.

Tout au long du poème, Satan s'avère être excellent orateur, fin manipulateur et, de manière inattendue, fragile, quasiment humain! Il ne perd pas immédiatement sa splendeur angélique, rien à voir avec le portait hideux de la créature cornue issue du folklore ! En d'autres termes, Milton fit de Satan le premier héros romantique, sombre et torturé, magnifique, décadent et terriblement... attirant...

A l'époque, "Paradise Lost" fit scandale car dépeindre de manière attirante l'ange déchu et faire de Dieu un monarque omnipotent d'un ennui infini était "déplacé"...

Je vous en recommande vivement la lecture. Les traductions qui en ont été faites en français sont acceptables... bien qu'il soit évident que l'essence initiale d'un texte s'évapore toujours un peu lorsqu'il a été traduit...
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